Chaque année réserve son lot de surprise au niveau de l’épargne des Français. Et 2019 n’a pas échappé à la règle avec des taux records sur différents placements qui n’avaient plus été vus depuis 2006. C’est près de 140 milliards d’euros qui ont été placés cette année. Mais étaient-ils vraiment judicieux de les placer là ? Qu’est-ce qui a motivé les Français ? Focus sur les habitudes d’épargne des Français en 2019, chiffres phénoménaux à l’appui

Top 1 de l’épargne 2019 : le compte de dépôt

49.8 milliards d’euros ont dormi dans les comptes de dépôts des Français en 2019. Ce chiffre énorme de liquidités laisser sur les comptes courants non rémunérés dénote de plusieurs tendances qui s’affirment déjà depuis quelques années. D’une part, les taux d’épargne sont trop faibles pour attirer les Français qui préfèrent de fait garder leurs liquidités à porter de main. Trop de démarches pour peu de rentabilité, c’est le crédo qui revient régulièrement pour justifier l’argent dormant. L’autre raison évoquée est bien entendu la prise de risque trop élevée. La crise économique est encore dans toutes les têtes. Pour preuve, les chiffres de 2015 et 2018 respectivement de plus de 30 milliards d’euros et presque 50 milliards d’euros. 

Top 2 de l’épargne 2019 : l’assurance vie 

Avec 49.3 milliards d’euros, l’assurance vie talonne le compte de dépôt. Rien d’étonnant à cela quand on sait que l’assurance vie est le placement préféré des Français. Rassurante et stable, elle remporte toujours un vif succès. D’ailleurs la Banque de France le souligne dans son rapport sur le placement 2019. Les fonds ont été placés majoritairement, 44.3 milliards d’euros, sur les supports en euros sans risque. Les UC n’ont pas eu la part belle malgré un marché boursier florissant et un 4e trimestre plus encourageant. Là encore, en cause, un marché boursier de 2018 trop instable qui est resté dans toutes les têtes. 

Top 3 de l’épargne 2019 : les livrets bancaires et les comptes à terme 

Largement derrière les deux premiers, les livrets bancaires et les comptes à terme n’ont attiré que 23 milliards d’euros en 2019. Et pourtant, il a largement redressé la tendance par rapport à 2018 où seulement 11 milliards d’euros lui avaient été c