Malgré un climat économique terne, le marché de l’immobilier ancien a connu ces derniers mois une activité accrue. On note actuellement une forte hausse des prix dans les grandes villes françaises, au point d’atteindre des valeurs records. Cependant, cette remontée des prix n’est pas homogène sur tout le territoire.

Une hausse des prix de 5 % en moyenne

On observe actuellement au niveau national une augmentation générale des prix de l’immobilier ancien (+3,3 % depuis le premier trimestre 2016), accrue dans les villes de plus de 100 000 habitants. Des agglomérations comme Paris, Bordeaux, Strasbourg, Nantes, Nîmes ou Le Mans ont vu au premier trimestre 2017 une hausse de prix considérable de leur immobilier (+5 % en moyenne). Bordeaux et Strasbourg ont connu une évolution sur l’année dépassant les 9 % ( + 9,9 % à Bordeaux, et +9,1 % à Strasbourg). Certaines villes, comme Nîmes et Le Mans, ont actuellement des prix supérieurs de plus de 10 % à ceux de l’année dernière (+10,3 % à Nîmes, +10,2 % au Mans). Paris n’est pas en reste. En effet, la capitale a vu les prix de son immobilier ancien monter de 4,5 % en un an.

Une répartition inégale

Cependant, toutes les grandes villes ne sont pas sujettes au même phénomène. Certaines agglomérations, bénéficiant d’une image moins positive, ont un marché immobilier stagnant, voire en recul. C’est par exemple le cas de Dijon (-1,4 % en un an), Limoges (-0,3 %) ou du Havre (-4,1 %).

Les raisons de la disparité

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce décalage dans l’évolution de l’immobilier ancien sur le territoire français. La plupart des villes où les prix stagnent se situent dans des zones plutôt rurales, et sont mal desservies en transports publics. A l’inverse, les villes de l’arc Atlantique bénéficient de l’arrivée prochaine de la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV), qui augmente leur attractivité.

De ce fait, on observe une augmentation du phénomène de métropolisation du territoire, qui exerce une pression sur les prix au niveau national. Les conditions financières actuelles sont favorables. De ce fait, les acquéreurs sont 20 % plus nombreux qu’au premier trimestre 2016, alors qu’il y a 15 % de biens à vendre en moins. Cette tension sur les marchés urbains est à surveiller de près, afin d’éviter les déséquilibres économiques, sociaux et territoriaux.

Sources :

La tendance du marché by Immonot

– Réseau d’agents immobiliers Guy Hoquet : La vérité sur le marché de l’immobilier au 1er trimestre 2017

– MeilleursAgents.com : Baromètre national des prix de l’immobilier au 1er mars 2017

– Se Loger : baromètre immobilier de mars 2017