Alors qu’il devait disparaître au 31 décembre 2017, le prêt à taux zéro (PTZ) a été prorogé pour quatre années supplémentaires, par l’article 40 du PLF 2018.

Prolongation du PTZ dans les zones à forte tension

Nous vous en avons déjà parlé sur notre blog à de nombreuses reprises : le PTZ est une aide accordée par l’État aux familles achetant une résidence principale pour la première fois, sous conditions de ressources. Il était prévu qu’à partir de 2018, ce prêt favorisé se recentre sur les zones géographiques où la tension entre l’offre et la demande de logements est la plus forte, en zone A et B1.

6 PTZ sur 10 accordés dans les zones B2 et C en 2016

Néanmoins, de nombreux maires et professionnels de l’immobilier de villes petites et moyennes, généralement situées en zone B2, ont exprimé leur mécontentement à ce sujet. En effet, lors de l’année 2016, sur les 115.000 PTZ accordés dans l’immobilier neuf, 69.000 l’ont été pour des opérations en zone B2 (villes petites et moyennes) et en zone C (zone rurale), soit 60 % du total.

Un maintien du dispositif restreint pour les zones rurales

Ainsi, en octobre 2017, Emmanuel Macron décide de faire marche arrière. Le PTZ sera maintenu dans les zones où la tension immobilière est moindre. Cependant, il sera progressivement restreint, avec une exclusion de la zone C fin 2018, puis de la zone B2 fin 2019. De plus, la quotité de prêt (la part du montant de l’achat pouvant être financé grâce au PTZ) sera abaissée pour ces zones de 40 à 20 %.

Le PTZ dans l’ancien avec obligation de travaux est également prorogé à compter du 1er janvier 2018, mais uniquement dans les zones B2 et C. En outre, le dispositif a été complété par les députés, qui l’ont rendu éligible au financement de ventes en l’état futur de rénovation (VEFR).