Dans un contexte de taux d’emprunts excessivement bas et favorables, il se trouve que de nombreuses demandes  de crédits sont refusées, de l’ordre de 30% en moyenne. Pour quels motifs ? Avisofi vous détaille les principales raisons des refus de prêts.

Le refus de prêt : la capacité de remboursement

Les banques étudient, entre autres, la capacité de remboursement du demandeur. Elles tiennent compte des revenus, des charges, du ou des crédits à la consommation en cours, ainsi que de la gestion des finances. Cela permet de déterminer  votre capacité en ne dépassant pas le taux d’endettement maximum, de 33 % du total des revenus.

Dans la majorité des cas (30 % des refus), le niveau des revenus du demandeur n’est pas en adéquation avec son projet. De plus, même en respectant le taux d’endettement, si le restant à vivre n’est pas suffisant, qu’il risque de précariser votre situation, les banques refusent l’obtention du crédit. Accorder un prêt immobilier à cette personne lui ferait dépasser le taux d’endettement maximum.

Le refus de prêt : un faible apport personnel

Il est recommandé d’avoir un apport personnel de 10 % minimum du montant sollicité, pouvant couvrir les frais de notaire. Plus celui-ci est important, plus il vous permet d’obtenir des taux très intéressants. Actuellement il  y a 27 % des demandes qui sont refusées à cause d’un faible apport personnel. Toutefois, ce problème est en net recul. En effet, la baisse des taux et la mise en place des aides à l’accession rendent les banques plus souples concernant ce critère. En outre, et selon les opérations immobilières, ces dernières financent de plus en plus souvent le bien à hauteur de 110 % de son prix, c’est-à-dire frais de notaires et garanties compris. Généralement, elles exigent en contrepartie la domiciliation des revenus de l’emprunteur.

Le refus de prêt : la gestion des comptes

C’est un des critères très importants pour les établissements bancaires, mais trop souvent négligé, voire ignoré, par les demandeurs. En effet, les banques étudient également l’historique de vos relevés de compte des trois derniers mois, qui peut aller jusqu’à 10 mois. Elles font attention à vos découverts, à vos crédits, et aux paiements rejetés. Le but est de vérifier et surveiller votre capacité à épargner, et non consommer. Au final, 23 % des refus de prêt sont justifiés par une mauvaise gestion des comptes.

Le refus de prêt : l’instabilité professionnelle

Votre situation professionnelle est un critère-clé pour l’obtention d’un prêt immobilier. En règle générale, il est demandé de disposer d’un salaire individuel de 2000 € minimum, ayant prouvé une gestion favorable, et de justifier d’un CDI. Cela garantit une rentrée de ressources régulières pour un projet à long terme, ce qui sécurise les organismes.

Pourtant, il y a 22 % de dossiers qui sont refusés, motivés par une instabilité professionnelle. Elles touchent principalement les personnes entrant juste dans le monde du travail, les personnes en CDD, les intérimaires. La situation présente ne permet pas à tous d’accéder à la propriété, mais certaines aides soutiennent les candidats, tels que le PTZ+.